Soudan

Et pendant ce temps, des Soudanais, des personnels en mission, des journalistes, des visiteurs tweetent, envoient des courriels, postent des commentaires sur les réseaux sociaux.

De : All Sudan Everything, reçu le 26 avril 2017 à 12h15.

Un article très fouillé (en anglais) sur l’histoire de la communauté arménienne au Soudan. Une présence liée au commerce, qui remonte au XIIIe siècle.

De : Radio Dabanga, reçu le 18 avril 2017 à 22h17.

 

 

Réunion de l'Africom à Stuttgart 19-20 avril 2017

Réunion des chefs d’état-major de l’Africom à Stuttgart 19-20 avril 2017

Une importante délégation soudanaise est arrivée en Allemagne pour assister au sommet des chefs d’état-major des états-membres du commandement des Etats-Unis pour l’Afrique (Africom). L’ambassade des Etats-Unis à Khartoum veut favoriser une étroite coopération entre le gouvernement du Soudan, les Nations-unies et les administrations nationales. (…)

Ahmed Khalifa Shami, porte-parole des Forces armées du Soudan, indique que la participation du Soudan aux rencontres de l’Africom est « une preuve du progrès dans les relations avec les Etats-Unis. Il précise que cette première participation du Soudan montre l’engagement de l’Etat à combattre la criminalité trans-frontalière, le terrorisme, l’immigration clandestine et le blanchiment d’argent

Avant de céder sa place à Donald Trump, Barack Obama a validé un allègement des sanctions économiques contre Khartoum, quelques mois après que les organisations internationales ont dénoncé l’utilisation d’armes chimiques au Darfour. L’attaché militaire étatsunien s’est rendu il y a quelques jours au Darfour,  à El Fasher, Tullus et Golo, pour rencontrer les dirigeants locaux militaires et politiques.

Relire :

Migrations : coupables relations entre l’Union européenne et le Soudan (20/08/2016).
Afrique de l’Est : d’où décollent les drones ? (17/12/2015)

 

De : Sudan Tribune. Reçu le 9 octobre 2016 à 7h07.

Mohamed Hamdan (Hametti), commandant des Forces d’appui rapides (RSF) déclare à l’agence de presse nationale, SUNA, que ses troupes sont prêtes à lutter contre le trafic d’êtres humains, si la communauté internationale lève les sanctions économiques du Soudan.

L’Union européenne a accordé 15 millions d’euros au Soudan, officiellement, pour améliorer les conditions de vie des réfugiés à Kassala (à l’est du Soudan) et Khartoum. Peu de temps après, les Forces d’appui rapides se vantaient d’avoir reçu de nouveaux véhicules pour effectuer leurs opérations de contrôle des migrants.
Pour en savoir plus sur les RSF, sur ce site : Le «dialogue national» soudanais: exercice d’échauffement.

Sudan Tribune est un media anglophone en ligne, financé par l’Union européenne, basé à Paris, créé en 2003.

 

De : @ElephantMedia. Reçu le 19 juillet 2016, 23h30. Réflexions sur la beauté par la reine de Beauté des monts Nouba de 2014, Natalina Yaqoub, et les participantes du concours 2016.

 

Qui est Elephant media, «qui raconte des histoires» et promet  «des histoires qui se racontent toutes seules» ? Il existe peu d’informations sur Internet. Son fondateur « officiel », Gaily ElBagir annonce sur son compte Twitter qu’il vit à Khartoum. Mais, aucun fait ne le confirme. Quelques articles en relation avec la vie culturelle au Soudan. Yousra ElBagir se présente comme la directrice de Elephant media, correspondante du quotidien britannique The Guardian et de l’agence Reuters, «aujourd’hui, basée à Khartoum»  Elephant media apparaît également comme lié à Exposure America, une agence de communication disposant de bureaux à Londres, New York et Tokyo.

 

De : Radio Tamazuj. Reçu ce 16 mai 2016 à 17h16. Mariage de Tom Catena, missionnaire et chirurgien américain, et de Nasma, célébré le 6 mai, à Gidel, dans le Sud-Kordofan.

Tom Catena, missionnaire et chirurgien américain, et Nasma se marient à Gidel, au Sud-Kordofan.
La dépêche de la radio précise que les deux mariés ont également suivi une cérémonie traditionnelle avec le paiement de la dot (« plusieurs » vaches). Tom Catena est arrivé en 2008 pour travailler à l’hôpital Mother of Mercy. Il est le seul chirurgien des monts Nouba pour une population évaluée à 750 000 personnes. Quelques organisations d’aide ont tenté de venir au secours des habitants ces dernières années, mais Khartoum interdit farouchement l’accès au Sud-Kordofan. Bref, Tom Catena est un immigré clandestin.

 

 

De : Sudan Tribune, ce 15 avril, 15h45. L’annonce de l’enlèvement d’un prêtre copte orthodoxe, Gabriel Anthony, par des inconnus armés venus en land-cruiser, devant son poulailler, au camp Atash -un camp de personnes déplacées- au nord de Nyala (Darfour).

Gabriel Anthony, prêtre copte orthodoxe, enlevé par des inconnus à Nyala, au Darfour

Gabriel Anthony © Sudan Tribune.

Selon Sudan Tribune, l’Eglise copte orthodoxe compterait plusieurs centaines de fidèles à Nyala.

Depuis juillet 2014, Nyala connaît un couvre-feu qui restreint les déplacements entre 19h et 7h, interdit les déplacements à moto avec plus de 1 passager, de détenir une arme « habillé en civil », de conduire des véhicules sans plaque d’immatriculation et de porter un foulard qui couvre le visage.

 

De : Radio Dabanga, via Twitter, ce 9 mars 2016, 9h15. Des photos prises par des correspondants de la radio, après l’attaque des Rapid Support Forces et de l’armée soudanaise dans le Jebel Marra, au Darfour.

Yagoub, 25 ans, blessée lors de l'attaque de son village, le 2 mars 2016. © Radio Dabanga.

Yagoub, 25 ans, blessée lors de l’attaque de son village, le 2 mars 2016. © Radio Dabanga.

 

Les autres images sont sur le site de Radio Dabanga. Les RSF et l’armée soudanaise ont repris leurs opérations contre la population locale depuis le début du mois de janvier 2016 provoquant le déplacement de plus de 20 000 personnes.

 

De : un consortium d’organisations gouvernementales travaillant au Sud-Kordofan et le Nil bleu. Rapport reçu le 15 septembre 2015, à 14h15. Quelques extraits :

Les Soudanais qui résident dans les territoires du Nil bleu sous contrôle du gouvernement sont victimes d’exactions de la part des forces gouvernementales et des milices. Les personnes qui ont réussi à rejoindre les camps de réfugiés du Soudan du Sud ou les zones du Nil bleu sous contrôle de l’Armée de libération du peuple soudanais-Nord (SPLM/A-N) ont témoigné de violations effroyables des droits humains et des terribles conditions humanitaires dans les comtés de Baw, Kurmuk nord, Geissan sud.
Les résidents ne peuvent circuler librement pour entretenir leurs cultures, les écoles sont fermées et il n’y a aucun centre de santé. Selon les personnes interrogés, les villages sont brûlées pour forcer les gens à partir et réduire l’aide à l’Armée de libération du peuple soudanais-Nord. Les gens ont perdu leurs biens et leur bétail tandis qu’un nombre non vérifié de femmes ont été violées.

Dans la première semaine de septembre 2015, 19 foyers soit 99 individus sont arrivés au village de Maganza Morail, dans le comté de Baw, sous contrôle de SPLA-N, à la frontière avec le Soudan du Sud. Les nouveaux arrivants ont été interrogés par des agents humanitaires locaux. Leur village avait été brûlé per les milices gouvernementales, et ils ont été obligés de fuir. Le groupe a marché pendant 4 jours dans la savane, mangeant des racines et cueillant des fruits sauvages. Plusieurs cas de malnutrition ont été repérés et la communauté indique que 4 enfants sont morts en cours de route. Deux femmes ont témoigné de plusieurs cas de viols au moment du pillage du village par les miliciens, sans avoir pu être vérifiés. Les femmes sont encore effrayés et refusent de parler.

Un groupe rassemblant 58 foyers est arrivé au camp de réfugiés de Kaya, fin juillet 2015. Des enquêteurs locaux et internationaux ont conduit plusieurs entretiens avec les membres du groupe courant août. La communauté a quitté le village de Maganza Fadimia le 12 mai quand les Forces d’appui rapides sont arrivés de Damazin sur 18 véhicules armés pour attaquer le village et mettre le feu aux maisons. L’attaque a duré de 17h à 21h. Les villageois ont été forcés de partir, d’abandonner leur bétail et leurs biens par les miliciens tandis que quelques hommes ont été emmenés par une Landcruiser. Des témoins ont raconté que les miliciens leur ont crié: «Nous reviendrons demain, et si on vous trouve, on vous tuera». Plusieurs miliciens répétaient : «on en a rien à faire de vous. Si vous voulez vous enfuir, vous pouvez vous enfuir ! Si vous voulez allez sous-terre, allez-y». Un homme qui a essayé de réagir durant l’attaque, a été poussé dans le feu. Son visage et son corps ont été brûlés. Il a été ensuite emmené. Sa famille ne sait pas où il se trouve aujourd’hui. Quelques femmes ont été violées par les Forces d’appui rapides. Certaines en face de leurs maris (le nombre n’a pas pu être établi). Des villageois sont partis vers le nord, et des familles sont séparées aujourd’hui. (…)

La communauté a raconté que les conditions de vie dans les zones gouvernementales étaient extrêmement difficiles. Depuis que la guerre a éclaté en 2011, l’insécurité est très élevée ce qui freine les gens qui auraient voulu quitter leur village. Le gouvernement ne permet pas aux villageois de semer ce qui provoque une pénurie alimentaire. Quelques foyers reçoivent 1 malwa (3 kgs) d’aide alimentaire par semaine de la part des agences humanitaires gouvernementales (en temps normal, 1 malta est une ration pour la journée). Les possibilités de survie sont très limitées: la communauté a difficilement accès aux marchés et ne peut collecter du charbon de bois ou cultiver en raison de l’insécurités. Seulement une petite partie de la communauté a du bétail. Il n’y a pas d’école. Quand il y avait la paix, l’école la plus proche était à 3 ou 4 heures de marche, ce qui fait qu’une majorité d’enfants n’allaient pas à l’école.

Les gens qui veulent quitter le village sont bloqués par l’armée sur les routes.

Occasionnellement, les forces militaires viennent dans le village et arrêtent les gens qui n’ont pas leurs papiers. Ils les emmènent aux baraquements et les torturent (la majorité des nouveaux arrivants soit ont perdu leurs cartes d’identité dans le feu, soit n’en ont jamais eues en raison du prix des cartes: 80 livres soudanaises- 11€). Les garçons sont recrutés de force, obligeant les familles à les cacher dans les buissons quand les voitures approchent les villages. Selon la communauté, au moins 200 personnes de la zone ont été emmenées à Damazin, arrêtées et torturées, depuis janvier 2015, par les services des renseignements militaires. (…)

Le gouvernement de Khartoum a interdit l’accès de ces régions aux organisations humanitaires internationales mais tolèrent une certaine présence. Ce qui lui laisse le loisir de prendre des mesures de rétorsion à son bon plaisir. Le consortium publie régulièrement des états de situation dans ces régions.

La carte administrative du Nil bleu sur Reliefweb pour situer les comtés.

 

De : la commission sur les droits de l’homme Tom Lantos, signée par James P. McGovern (démocrate) et Franck R. Wolf (républicain), reçu ce 4 février 2015 à 5h29.

«Nous sommes profondément inquiets par le fait que deux des perpétrateurs du génocide au Soudan, le ministre des Affaires étrangères Ali Ahmed Karti et le Dr Ibrahim Ghandour du Parti du congrès national, ont été invités au National Prayer Breakfast. Ces personnalités n’auraient jamais dû être invités à participer à un événement organisé au nom du Congrès américain, qui a voté un texte dénonçant le gouvernement soudanais pour actes de génocide et crimes contre l’humanité. Ce « petit-déjeuner », donné le jour du 100e anniversaire de la reconnaissance du génocide arménien, devrait être une occasion d’affirmer que les mots de « Jamais plus ! » ont un sens réel. Nous demandons aux participants du National Prayer Breakfast, dont le président des Etats-Unis, de publiquement dénoncer et avec force, les abus des droits de l’homme perpétrés au Soudan par le gouvernement de Omar el-Béchir, en particulier les atrocités qui ont lieu tous les jours au Darfour, Nil Bleu et Sud-Kordofan»

Le National Prayer Breakfast est un grand raout qui a lieu tous les ans, le premier jeudi de février, à Washington. Organisé par le Congrès américain et l’association confessionnelle, Fellowship Foundation, le « petit-déjeuner » (en fait, un petit-déjeuner mais aussi des cocktails, dîners et conférences) peut rassembler jusqu’à 3500 personnes, originaires de 100 pays. Les rencontres sont à forte résonance religieuse.

En fait, seul Ali Ahmed Karti aurait été «invité». L’envoyé spécial des Etats-Unis au Soudan, Donald Booth, assure que le gouvernement américain n’a pas invité le ministre.

Comme le rappelle, Eric Reeves, spécialiste du Soudan : le ministre des Affaires étrangères soudanais, Ali Karti, était le chef des Forces de défense populaire en 1997, et est à ce titre responsable de massacres et de crimes contre l’humanité commis dans les monts Nouba et le Haut-Nil occidental. En tant que représentant du gouvernement de Khartoum, il est aussi responsable des événements du Darfour, et de l’expulsion du coordinateur de l’aide humanitaire des  Nations unies, Ali al-Zaatari. Ali Karti a également empêché les enquêteurs de la mission des Nations unies et de l’Union africaine pour le Darfour (MINUAD) de se rendre à Tabit, sur les lieux où ont été perpétrés des viols massifs.

 

De : MSF reçu ce 23 janvier à 5h08. Extrait d’un communiqué de presse.

Un hôpital géré par l’organisation médicale humanitaire MédecinsSans Frontières (MSF) a été directement visé par un bombardement aérien au Soudan le 20 janvier,entrainant la suspension des activités médicales. L’hôpital, situé dans le village de Frandala au Sud-Kordofan, dans les monts Nouba, a été bombardé par l’aviation soudanaise (SAF).  Les  bombardements  répétés  et  ciblés  dans la  région empêchent  le  bon déroulement des activités médicales et privent la population locale de soins essentiels.

 Le contexte : l’agenda de Khartoum pour le Sud-Kordofan sur le blog’. Début janvier, les forces armées soudanaises ont bombardé la région, et lancé, avec l’aide de leurs milices, une offensive terrestre près de Kadugli, en direction de Dalaka et al-Gimaiziya. L’hôpital de MSF à Frandala accueillait 150 patients au moment des faits. Deux des 13 bombes qui ont été lâchées sont tombées dans la cour.

Le 29 janvier 2015, MSF Belgique annonce que l’organisation se retire du Sud-Kordofan.

«Le gouvernement organise des réunions pour empêcher les activités des organisations humanitaires plutôt que pour faciliter leur travail, souligne le porte-parole de MSF dans le communiqué, Dans ce contexte, nous ne pouvons plus assurer l’urgence dans les zones de conflit».

 

De:  Magdi El Gizouli, reçu le 4 janvier 2014. 0h23. A propos de la cérémonie des voeux du général-président Omar el-Béchir, le blogueur soudanais (Still Sudan) reprend deux poèmes : le premier est de Khalil Farah, dans lequel il féminise la Liberté.

Azza, au fond de mon coeur
Ta magie est sacrée
Le feu de ton amour
La force de guérison

Azza, je n’ai pas oublié
la maison de la beauté
Je n’ai pas désiré autre chose
que la perfection

Azza, avec ton amour
nous nous élèverons aussi haut que les montagnes

Et à celui qui ose
porter atteinte à ta pureté
nous répondrons par les lances.

 

Et le second poème est de Mastoor Bakheit, que Magdi el Gizouli considère comme une version contemporaine de Azza.

La biche de Um Ganafa
Aux yeux soulignés de kohl
Elle s’est enfuie de sa demeure en laissant périr ses amants

La biche de Um Ganafa
Aux sourcils étonnés
A la peau brune et aux joues rebondies
Je pleure sur toi et mes larmes coulent
Sheikh de la gubba, je requiers ton aide

Apaise mon coeur qui voudrait s’envoler hors de ma poitrine
Je suis en déroute
Je n’ai plus goût à la nourriture ni aux cigarettes

Elle m’a quitté, elle a fermé son portable
Mes appels sont sans réponse, mes textos ne lui parviennent plus

La biche de Um Ganafa
Aux yeux soulignés de khol
Elle s’est enfuie de sa demeure en laissant périr ses amants

O dame de ma passion, comment pourrais-je te quitter?
Je te poursuivrai avec l’arme que je porte sur moi

Je la rattraperai, oh mon peuple, et je lui ferai mal
J’appuierai sur la gâchette et le barillet fera
Pan, pan, pan … mes balles la manqueront.

 

De : Radio Dabanga, au Darfour, bulletin d’informations reçu le 14 octobre 2014. 21h54. 13 étudiantes sont toujours détenues après une opération policière dans un dortoir de l’Université de Khartoum.

Les forces de sécurité ont expulsé 70 étudiantes originaires du Darfour de la résidence universitaire Zahra de l’Université de Khartoum.

Les étudiantes avaient reçu l’ordre de libérer les dortoirs avant le 25 septembre. L’électricité et l’eau avaient été coupés dans la résidence, mais certaines refuser de quitter les lieux. Vers 2 h du matin, le dimanche 5  octobre, les forces de police ont expulsé les étudiantes récalcitrantes. Le 8 octobre, une trentaine d’entre elles originaires du Darfour étaient toujours détenues. L’initiative, No to Women’s Oppression, a dénoncé cette expulsion violente, et dénonce des abus verbaux, et la violence de l’expulsion. Les policiers ont utilisé des bâtons électriques et frappé à des parties sensibles du corps.  L’organisme des oeuvres étudiantes, The National Endowment Fund, avait justifié la fermeture des bâtiments pour rénovation, et proposé des logements alternatifs en attendant la fin des travaux. Le journal conservateur El-Intibaha a justifié l’opération policière pour des raisons de sécurité, selon lui, les 70 étudiantes avaient menacé de mettre le feu au bâtiment.  Les avocats de l’association du Barreau du Darfour après avoir recueilli les témoignages de 20 étudiantes, ont conclu que l’histoire avait été fabriquée. Les étudiantes, interrogées par Radio Dabanga, affirment qu’elles ont été expulsées car elles refusaient d’adhérer au parti au pouvoir, le National Congress Party. 

 

De : le porte-parole du gouvernement du Soudan du Sud, le 30 juillet 2014, reçu le 7 août 9h27.

En raison du jour férié de l’Aïd al-Fitr, la délégation sud-soudanaise ne pourra se rendre à Addis-Abeba comme prévu pour reprendre les discussions avec l’opposition ce 31 juillet, dans le cadre de la médiation de l’Igad (Autorité intergouvernementale pour le développement). Les banques sont fermées, et les délégués ne disposent pas de numéraire pour payer leurs dépenses.

Les rencontres ont débuté le 4 août 2014.

 

De: Melissa Flemming, porte-parole au Haut-commissariat des nations unies pour les réfugiés, à Genève, reçu le 9 juillet à 11h01. Un communiqué de presse en date du 4 juillet 2014.

Le HCR est vivement préoccupé par de récents retours forcés ou refoulements d’Erythréens ainsi que de demandeurs d’asile et de réfugiés d’autres nationalités, depuis le Soudan. Un incident a notamment eu lieu lundi 30 juin à l’est du Soudan où 74 Erythréens ont été refoulés en Erythrée via le point de passage frontière de Laffa, selon des informations fournies par les services soudanais pour l’immigration. 

Les demandeurs d’asile ont été déclarés coupables d’entrée illégale au Soudan, selon les lois nationales sur l’immigrations. Ils n’ont pas eu accès aux procédures pour obtenir le statut de réfugié et faire examiner leur demande d’asile par les autorités compétentes.

Cette déportation met la vie des expulsés en grave danger.

En mai 2014, selon Human Rights Watch, les autorités soudanaises ont remis 30 Erythréens aux services de sécurité de leur pays, dont 6 personnes enregistrées légalement comme réfugiées.

Et rappelons que les garde-frontières érythréens ont consigne de tirer sur tous ceux qui tentent de passer la frontière, et si les clandestins sont arrêtés, c’est la prison, les tortures, et des amendes pour toute la famille.

 

 

De:  Migdad, dessinateur de Arab News, à propos de la construction d’un barrage par l’Ethiopie sur le Nil, qui enrage l’Egypte.

En fait, le Soudan soutient l’Ethiopie dans sa décision unilatérale de construire ce barrage sur le Nil bleu. L’Egypte a claqué la porte de l’Initiative du bassin du Nil, groupe de concertation des pays riverains du fleuve, en 2014.

Dessin de Migdad, dans Arab News, à propos de la construction d'un barrage éthiopien sur le Nil qui enrage l'Egypte

© Migdad

 

De: Satellite Sentinel Project, une photo prise entre le 14 mars et le 9 avril 2014 non loin de Umm Abdallah, dans la vallée de Kauda au Sud-Kordofan, transmise le 15 avril 2014.

A quoi ressemble un rassemblement de troupes vu du ciel ? A ce grand cercle sur fond de savane désertique. Juste avant que la tempête se déchaîne le 19 avril 2014 dans les monts Nouba. Les habitants de Rashaad et Delaba ont vu déferler des groupes de miliciens dans 300 land-cruisers.

Photo prise au satellite d'un campement militaire près de Umm Abdallah, dans le Sud-Kordofan. Source : Satellite Sentinel Project

 

De: ACTED (Agence à la Coopération technique et le développement), 17 mars 2014, transmis le 19 mars 2014, 20h43

Lundi 17 mars,  les forces de sécurité soudanaises ont pénétré dans les locaux de l’ACTED à Zalingei, capitale du Darfour (centre) pour remettre un ordre d’expulsion applicable dans les 48 heures. L’organisation gère des programmes d’hygiène et d’eau dans les camps de déplacés. Elle compte 3 employés internationaux et environ 80 locaux.

De: Nicole Audette, projet Enough, 30 janvier 2014, et transmis le 3 février 2014, 1h20. Un peu en retard….

Le Soudan accueille son premier festival du film, Sudanese Independent Film Festival, du 21 au 27 janvier 2014. Avec un hommage à l’artiste visuel, peintre et poète, Hussein Shariffe, auteur de nombreux films, documentaires et essais, dont « La dislocation de l’ambre » qui met en scène le port en ruines de Suakin.

"La dislocation de l'ambre". Film de Hussein Shariffe (1975).

« La dislocation de l’ambre ». Film de Hussein Shariffe (1975).

De: Melody,  20 décembre 2013 18h17. Dans les monts Nouba.

Bonne vacances à tous ! En cette fin d’année, les familles du monde entier se retrouvent pour fêter Noël et le nouvel An.

Les chrétiens des monts Nouba célèbrent Noël durant tout un mois ce qui permet aux différentes congrégations chrétiennes de se retrouver de village en village pour danser, chanter et lire les passages de la Bible sur la Nativité. Musulmans et animistes participent à ces fêtes.

Des douzaines de bombes sont tombées sur les monts Nouba (Sud-Kordofan) ces deux dernières semaines. Une école a été touchée.

En 2012, c’était l’église de Lumbine qui avait été bombardée en plein service, blessant le pasteur Yagub. Il est de retour cette année, et il célèbrera à nouveau le culte.

Grâce à votre générosité, les journalistes de Nuba Reports ont pu produire des documents sur le conflit actuel.

En 2013, nous avons établi un bureau régional, engagé et formé de nouveaux reporters et lancé une nouvelle version de notre site internet.

Sans les efforts de ces courageux journalistes des monts Nouba, les images sur les conditions de vie de cette région n’existeraient pas et nul ne saurait rien des tueries.

Nous avons besoin d’aide.

Merci d’avance et bonnes vacances à tous !

___________

Pour en savoir plus sur Nuba reports et son fondateur, Ryan Boyette :

The Man Who Stayed Behind, Nicholas D. Kristof publié par The New York Times 22/10/2011.

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