Les rappeurs de la diaspora somalienne à Toronto

La carte du rap de Toronto sur MTV News

Selon MTVNews, il y aurait une pépinière de rappeurs d’origine somalienne à Toronto (Canada). La chaîne de télévision propose une carte de la ville avec 4 d’entre eux : Mo-G, Robin Banks, Layla Hendryx, Top5.

Toronto a une population de près de 3 millions d’habitants, plus du double en comptant sa périphérie.

Près de la moitié de la population est d’origine étrangère. C’est la deuxième ville la plus cosmopolite d’Amérique du Nord, après Miami. Selon le recensement de 2011, 230 nationalités y sont représentées. 33% des immigrants sont arrivés entre 2001 et 2011. Ce sont les Philippins et les Chinois qui constituent le « gros » des troupes.

Le Canada héberge l’une des communautés somalies les plus conséquentes : 150 000 personnes, disent certains. Peut-être un peu moins, car il y a eu aussi une vague de retour au pays. Communauté qualifiée de « non-visible », la diaspora somalienne a été épinglée lors de l’enquête sur le maire de Toronto Rob Ford, filmé en train de prendre du crack.

Comme toute jeunesse entre deux cultures aussi éloignées l’une de l’autre, l’adaptation n’est pas évidente.

Carte de Inside Toronto indiquant les quartiers où l'on entend parler le plus souvent somali. Loin du centre-ville.

Carte de Inside Toronto indiquant les quartiers où l’on entend parler le plus souvent somali. Loin du centre-ville.

 

Top5 le chante non sans humour, dans Shirt off any block, une sorte de version simplifiée de Tomber la chemise. Hassan Ali, le chanteur du groupe, qui a tout juste 17 ans, ne supporte pas les doudounes en plume d’oie et l’hiver canadien. Il vient du quartier Lawrence Heights, surnommé « The Jungle ».

C’est en août 2014 qu’il s’est fait connaître avec ce qui ressemble bien à un gag mais la prestation a attiré l’attention d’un autre rappeur de Toronto, primé aux Grammy Awards, Aubrey Drake Graham.

Même effet d’attraction avec Robin Banks, 21 ans qui s’est fait happé par le goulu Drake. Là aussi, l’adoubement du « grand-frère » Drake a payé.

Layla Hendryx a souffert de l’image traditionnelle de la jeune fille somalienne en se lançant dans une carrière de rappeuse dès l’adolescence avec son propre groupe, mais elle a su remballer les critiques en s’affirmant moulée par le Canada, ET somalienne. D’ailleurs, elle considère qu’elle n’a pas encore trouvé son « son » et elle travaille d’arrache-pied à être la plus grande rappeuse canado-somalienne ou somalienne, tout simplement.

Mo-G reste un mystère. Impossible de trouver quelques détails pour compléter le contenu de la vidéo de MTV. Son berceau serait le Halal Gang, un regroupement d’artistes de différentes origines -Erythrée, Jamaïque et Somalie-, qui, en prenant le nom d’Halal (« légal »), rendent hommage à leur religion musulmane.

 

 

 

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