Kenya, Ouganda : la fracture numérique en tout genre

La fracture numérique hommes/femmes dans le mondeCe n’est pas parce que Nairobi a été la première ville d’Afrique à accueillir un serveur que la toile est accessible à tout le monde. Dans la capitale kényane, 52% des femmes ont accès à Internet contre 89% d’hommes. C’est mieux qu’à Yaoundé (42%) et Maputo (46%) mais moins qu’à Kampala (58%) et à Lagos, où, si on l’en croit les statistiques de l’Union internationale des télécommunications, il y a plus de femmes en ligne (68%) que d’hommes (66%).

L’agence des Nations unies s’est livrée à une enquête sur un échantillonnage d’utilisateurs de l’Internet dans 10 pays, dont 6 pays africains (Cameroun, Egypte, Kenya, Mozambique, Nigeria, Ouganda) pour établir son constat.

L’enquête a été menée uniquement dans les capitales des Etats concernés, et par des entretiens « physiques ». 750 femmes et 250 hommes, vivant dans des quartiers réputés « pauvres », ont ainsi été sondés dans chaque ville.

L’écart entre hommes et femmes est plus élevé dans les pays moyennement avancés, 28,9%, que dans les pays en développement, 15,4% contre 5,4% dans les pays développés.

La question principale était : avez-vous utilisé Internet dans les six derniers mois ?

Deux raisons motiverait l’absence des femmes sur Internet : le manque de formation et les coûts élevé des connexions qui peuvent monter pour 1 Giga à 71% du budget d’une famille pauvre.

97% des femmes utilisatrices d’Internet sont sur les réseaux sociaux mais seulement 48% se lancent dans des chats ou étendent leurs réseaux à des inconnus.

21% des femmes ont employé Internet pour chercher des informations sur (par ordre de priorité) :

  • la santé
  • des informations légales
  • les transports

42% des Kényanes ont utilisé Internet pour chercher un travail.
33% des Ougandaises.

C’est à Bogota, en Colombie, que l’on trouve le plus de femmes utilisant Internet pour trouver un emploi : 52%.

Au Kenya, la branche de la puissante Association internationale des femmes de la radio et de la télévision (International Association of Women in Radio and Television) a servi de relais pour cette enquête. Et à Kampala, le réseau des femmes d’Ouganda (Women of Uganda Network, WOUGNET).

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