Solidarité avec l’équipe MSF de Kunduz

L'équipe de MSF-Soudan du Sud, en hommage aux morts et blessés de Kunduz.

L’équipe de MSF-Soudan du Sud, en hommage aux morts et blessés de Kunduz.

Le 3 octobre 2015, le centre de traumatologie de Médecins sans frontières (MSF) de Kunduz, en Afghanistan, a été bombardé par les forces de coalition et de l’armée afghane, sous la direction des Etats-Unis.

22 personnes ont été tuées lors de cette attaque qui s’est déroulée en plusieurs vagues, avec des intervalles de 15 mn : 10 patients, dont 3 enfants, et 12 membres du personnel de MSF. 37 personnes dont 19 employés de MSF ont été également blessées.

Lors des bombardements, 105 patients et 80 agents, médecins et infirmiers de MSF  étaient présents dans le centre de traumatologie.

L’attaque s’est poursuivie pendant encore trente minutes après que les autorités de Washington et de Kaboul ont été alertées que l’hôpital avait été touché.

Le 7 octobre, le président des Etats-Unis Barack Obama, (prix Nobel de la paix 2009) a présenté ses excuses en téléphonant directement à la directrice de MSF international (prix Nobel de la paix 1999), Joanne Liu.

L’organisation réclame une commission d’enquête indépendante sur ce bombardement qui est un crime de guerre, au regard de la Convention de Genève (12 août 1949).

Les établissements fixes et les formations sanitaires mobiles du Service de santé ne pourront en aucune circonstance être l’objet d’attaques, mais seront en tout temps respectés et protégés par les Parties au conflit. S’ils tombent aux mains de la partie adverse, ils pourront continuer à fonctionner tant que la Puissance captrice n’aura pas elle-même assuré les soins nécessaires aux blessés et malades se trouvant dans ces établissements et formations. Les autorités compétentes veilleront à ce que les établissements et les formations sanitaires mentionnés ci-dessus soient, dans la mesure du possible, situés de telle façon que des attaques éventuelles contre des objectifs militaires ne puissent mettre ces établissements et formations sanitaires en danger.

 

Article 19, Des formations et des établissements sanitaires, Convention de Genève

 

Emplacement du centre de traumatologie de MSF, à Kunduz, Afghanistan. Source: Harun Najafizada, correspondant BBC, Kaboul.

Emplacement du centre de traumatologie de MSF, à Kunduz, Afghanistan. Source: Harun Najafizada, correspondant BBC, Kaboul.

 

La protection due aux établissements fixes et aux formations sanitaires mobiles du Service de santé ne pourra cesser que s’il en est fait usage pour commettre, en dehors de leurs devoirs humanitaires, des actes nuisibles à l’ennemi. Toutefois, la protection ne cessera qu’après sommation fixant, dans tous les cas opportuns, un délai raisonnable et qui serait demeurée sans effet.

 

Article 21, Des formations et des établissements sanitaires, Convention de Genève

 

Suite aux bombardements, MSF a dû augmenter sa capacité d’accueil des blessés dans le centre de traumatologie. L’organisation a maintenu sa présence à Kunduz jusqu’à nouvel ordre.

Si cet article apparaît sur le Mag’ de l’Afrique de l’Est, c’est parce que l’organisation non gouvernementale est intimement liée à l’histoire des conflits de la Somalie, du Soudan, du Soudan du Sud, et du Kenya. Elle reste une source importante d’information sur la réalité des événements, au travers de ses rapports et communiqués.

MSF a tenu bon dans les différents Etats de l’Afrique de l’Est, malgré les morts, les kidnappings, les viols subis par son personnel local et international, les vols et les destructions d’équipement par les parties en conflit.

Le Mag’ s’associe aux équipes de l’association pour réclamer une commission  d’enquête indépendante sur l’agression de Kunduz.

Sur Facebook et Twitter, la campagne de MSF : #Kunduz #independantinvestigation.

 

Sur le bureau

Le texte de la Convention de Genève du 12 août 1949.
Convention-de-Geneve-aout-1949

All places were dangerous. Reportage de Jason Patinkin de Irinnews (en anglais) sur les civils en première ligne des conflits, au Soudan du Sud.

Sur ce site, « Notes de terrain », page Soudan du Sud, le témoignage d’une membre d’une organisation non gouvernementale sur les agressions sexuelles à l’égard des humanitaires, en augmentation dans le pays.

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