Somaliland, Puntland: l’autre vague de migrants

Carte établie par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (traduite en français).

Carte établie par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (traduite en français).

Depuis les frappes aériennes de l’Arabie saoudite contre les rebelles houtis au Yémen, au mois de mars, de nouvelles vagues de réfugiés arrivent sur les côtes djiboutiennes, somalilandaises et somaliennes.

Le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) s’attend à devoir accueillir plus de 100 000 personnes, à Djibouti et dans les ports du Somaliland et de Somalie, dans les six prochains mois.

Parmi les migrants, des Somaliens, des Ethiopiens et Erithréens anciens réfugiés au Yémen, mais aussi des Djiboutiens, des Yéménites, des Syriens et des Irakiens.

Le détroit du Bab-el-Mandeb ne mesure que 30km entre les ports les plus proches, mais les tempêtes y sont dangereuses à l’orée de l’océan Indien.

En 2014, 246 personnes ont perdu la vie en traversant le détroit en direction du Yémen pour un total de 91 592 réfugiés enregistrés par le HCR.

Alors que l’agence des Nations unies assure toujours la gestion des camps au Yémen (257 645 réfugiés et 334 093 déplacés), il semble que des migrants continuent d’arriver dans ce pays en dépit de la guerre.

Par ailleurs, cette crise humanitaire ravive les tensions entre le Somaliland et le gouvernement de Mogadiscio. Du fait de la non reconnaissance de l’Etat du Somaliland, les fonds de secours des Nations unies sont octroyés à l’Etat somalien. Les autorités sont réticentes à transférer ces aides financières à Hargeisa. En mesure de représailles, le Somaliland refuserait, selon des journalistes locaux, de laisser débarquer des réfugiés somaliens du Yémen qui ne seraient pas du Somaliland.

La grande crainte des Etats-Unis, qui disposent de troupes à Djibouti et au Kenya, est de voir arriver dans le flux des réfugiés sur la côte de l’Etat du Puntland, au Nord-est de la Somalie -une zone peu contrôlée par le gouvernement local- des militants islamistes susceptibles de renforcer les rangs des shebabs.

 

Sur le bureau

Le blog des équipes de Médecins sans frontières au Yémen.

 

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